DOCTEUR BENCHIMOL

Gynécologue-obstétricien à Paris

COLPOSCOPIE - HYSTEROSCOPIE

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Paris

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DyspareunieGénéralités

La dyspareunie correspond à la survenue de douleur pendant les rapports sexuels. Il s'agit d'une pathologie relativement fréquente chez les femmes, souvent liée à des facteurs psycho-socio-culturels et au rapport à sa sexualité.

Cet article ne traite pas les dyspareunies chez l'homme et se concentre uniquement sur les causes organiques et psychologiques de la dyspareunie chez la femme.

Je tiens à préciser que je ne suis pas un spécialiste des dyspareunies.

 

Définitions

La dyspareunie correspond à la survenue de douleurs pendant les rapports sexuels. Elle concerne environ 10 à 20 % des femmes. Statistiquement, la fréquence des dyspareunies diminue jusqu'à l'âge de 50 ans puis a tendance à ré augmenter.

Une dyspareunie peut être aigue, elle est alors d'apparition récente. Elle peut être aussi chronique,  apparue il y a longtemps et persistante dans le temps.

Une dyspareunie est dite superficielle (ou d'intromission ou orificielle) lorsque la douleur concerne la partie externe des organes génitaux féminins : la vulve, le clitoris ou la partie inférieure du vagin, et qu'elle survient dès le début de la pénétration, parfois même dès le moindre contact.

Une dyspareunie est dite profonde lorsqu'elle apparait pendant la pénétration, lorsque le pénis atteint le fond vaginal. Ces douleurs irradient alors du fond du vagin vers la région pelvienne, le bas ventre et parfois le rectum. Elle ne se manifestent parfois uniquement dans certaines positions sexuelles.

Une dyspareunie peut être localisée ou diffuse, médiane ou latéralisée, ce qui permet parfois d'orienter l'examen clinique.

Une dyspareunie primaire correspond à la survenue des douleurs dès sa première relation sexuelle.

Une dyspareunie secondair apparaît secondairement, alors qu'au départ de ses rapports sexuels il n'y avait pas de douleur. Elle survient parfois après un traumatisme psychologique.

La dyspareunie est à différencier du vaginisme, qui correspond lui à une contraction involontaire et persistante des muscles du périnée (muscles constricteurs du vagin), empêchant parfois toute intromission. Le vaginisme est quasiment toujours d'origine psychologique.

Dyspareunie

Interrogatoire

L'interrogatoire prend toute son importance afin de caractériser le type de douleur et d'essayer de faire la part entre une cause organique et une cause psychogène.

  • Age ;
  • Antécédents médicaux et chirurgicaux ;
  • Antécédents gynécologiques et obstétricaux ;
  • Prise médicamenteuse ;
  • Facteurs psychologiques ;
  • Antécédents sexuels ;
  • Caractérisation de la douleur :
    • superficielle ou profonde ;
    • localisée ou diffuse ;
    • médiane ou latéralisée ;
    • permanente ou intermittente ;
    • primaire ou secondaire ;
    • immédiate ou retardée ;
    • intense ou modérée.
  • Le type de la douleur :
    • Des brûlures ;
    • Des piqûres ;
    • Des douleurs ;
    • Des picotements ;
    • Des démangeaisons ;
    • Des contractions ;
    • Une contracture.
  • Survient-elle uniquement lors des rapports sexuels ou également dans d'autres circonstances ?

 

Examen clinique

L'examen clinique est là aussi très important afin de rechercher des indices permettant de retrouver une cause organique. Il consiste à l'examen gynécologique de toute la sphère génitale :

  • Examen de la vulve ;
  • du vagin ;
  • du col utérin ;
  • de l'utérus ;
  • des ovaires ;
  • des trompes utérines.

 

Examens complémentaires

Souvent, quelques examens complémentaires indispensables pour avancer sont prescrits. Leur utilité dépend des indices retrouvés à l'interrogatoire et à l'examen clinique :

  • frottis cervico-vaginal ;
  • prélèvement vaginal bactériologique ;
  • échographie pelvienne ;
  • prélèvement pour la recherche d'Herpès génital par PCR ;
  • IRM pelvienne ;
  • colposcopie.

 

Diagnostic et causes

Le diagnostic de la cause d'une dyspareunie est tout sauf facile. D'ailleurs, souvent, aucun diagnostic précis n'est retrouvé.

Lorsque l'on s'oriente vers une cause psychogène, il est conseillé à la patiente de s'entretenir avec un/e sexologue ou un/e psychologue.

Les causes organiques

  • Causes infectieuses :
    • candidoses vulvo-vaginales (mycoses) ;
    • infections à Chlamydiae Trachomatis ; à Neisseria Gonorrhoeae ; herpès génital ; Trichomonas ; Gardnerella vaginalis ;
    • cervicite ;
    • salpingite ;
    • Urétrite
  • Inflammation du col de l’utérus ; cicatrice vicieuse du col utérin survenue après une conisation ou après un accouchement ; cancer du col utérin.
  • Vestibulite.
  • Cystite bactérienne ; cystite interstitielle.
  • Varices vulvaires.
  • Maladies dermatologiques :
    • lichen plan ;
    • maladie de Bowen ;
    • papulose Bowenoïde.
  • Kyste de la glande de Bartholin ; bartholinite.
  • Tumeur pelvienne ; kyste ovarien ; fibromes utérins ;
  • Antécédent d'hystérectomie avec un vagin devenant trop court ; adhérences pelviennes post opératoires.
  • Canal vaginal étroit, en rapport avec une malformation génitale, une radiothérapie pelvienne, une atrophie muqueuse.
  • Présence d'un utérus rétroversé.
  • Condylomes génitaux ; infections à virus HPV.
  • Hémorroïdes.
  • Prolapsus génital.
  • Utilisation de produits mal tolérés comme certains gels ou crèmes spermicides.
  • Dyspareunie du post-partum : ces douleurs apparues après un accouchement peuvent être favorisées par la cicatrice d'une épisiotomie ; d'une déchirure vaginale ; d'une déchirure du col ; d'une atrophie muqueuse liée à l'allaitement. Déchirure de la face postérieure du ligament large (syndrome de Masters et Allen).
  • Endométriose, adénomyose.
  • Dyspareunie post-ménopausique, souvent liée à l'atrophie cutanéo-muqueuse vulvo-vaginale de la ménopause ; défaut de lubrification ; lichen scléro-atrophique.
  • Neuropathies périphériques, diabète.
  • Névralgie pudendale.

Les causes psychologiques

  • Antécédent d'abus sexuel ; de viol
  • Sentiment de culpabilité concernant sa sexualité.
  • Manque d'estime de soi ; mauvaise représentation corporelle.
  • Conflits au sein du couple ; dégout du partenaire.
  • Troubles psychiatriques, anxiété, dépression, stress.
  • Baisse de la libido (désir sexuel) ; sécheresse vaginale par manque d'excitation.
  • Peur d'avoir un rapport sexuel ; peur d'être enceinte ou d'avoir une grossesse non désirée ; peur de la pénétration.
  • Refus de l'orgasme ; refus du plaisir sexuel.
  • Fibromyalgie.

Une dyspareunie initialement d'origine organique peut avoir à la longue une composante psychogène surajoutée du fait d'un certain degré d'appréhension qui s'installe.


Traitement

Le traitement d'une dyspareunie d'origine organique est le traitement de la cause qui a été retrouvée :

  • Traitement antibiotique ;
  • Traitement chirurgical ; chirurgie réparatrice ;
  • Traitement hormonal ; oestrogénothérapie ;
  • Utilisation de lubrifiants ;
  • Mise en place de dilatations vaginales à la bougie.

Concernant les dyspareunies d'origine psychogène :

  • Rééducation périnéale ;
  • Thérapie copgitivo-comportementale ;
  • Apprentissage à la décontraction musculaire ;
  • Psychothérapie ;
  • Thérapie de couple ;
  • Apprentissage detechniques de relaxation et de respiration ;
  • Mise en place de dilatations vaginales à la bougie.

Et voici quelques conseils et questions d'ordre général :

  • Etes-vous prête à vous prendre en charge pour avoir des relations sexuelles convenables ?
  • Votre partenaire vous met-il en confiance ?
  • Lui en avez-vous parlé de vos douleurs ?
  • N'est-il pas trop brutal ?
  • Connaissez-vous votre corps ?
  • Les préliminaires vous semblent à vous, suffisants pour arriver à un état d'excitation ?
  • Allaitez-vous ?
  • L'anxiété anticipatrice de la douleur provoque une anticipation de la contraction vaginale et augmente la douleur. Il faut sortir de ce cercle vicieux de la douleur. Parfois, le facteur déclenchant initial correspond à un antécédent de traumatisme sexuel qu'il faudrait dénouer.
  • Avez-vous reçu une éducation sexuelle suffisante ?
  • Arrivez-vous à parler de sexe ? Et avec votre partenaire également ?
  • Aimez-vous votre partenaire sexuel ?
  • Etes-vous heureuse ?
  • Votre partenaire accepte-il l'utilisation de lubrifiant ?
  • Etes-vous suivie par un bon psychothérapeute ou sexologue ?

Je tiens à préciser que je ne suis pas un spécialiste des dyspareunies.

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