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Mycoplasma genitaliumGénéralités

Le Mycoplasma genitalium est une petite bactérie qui adhère aux cellules épithéliales du tractus génital féminin ou masculin. Elle fait partie de la famille des Mycoplasmes. Trois ont un pouvoir pathogène pour l’appareil génital : Mycoplasma genitaliumMycoplasma hominis et Ureaplasma spp (Ureaplasma urealyticum et Ureaplasma parvum). Ureaplasma spp et Mycoplasma hominis appartiennent cependant à la flore commensale des voies génitales basses et leur rôle pathogène n’est pas la règle. Le Mycoplasma genitalium fait partie des bactéries responsables d'infections sexuellement transmissibles.

Il s'agit de l'une des bactéries les plus fréquemment retrouvées en cas de maladie sexuellement transmissible (IST, MST).

 

Epidémiologie

Le Mycoplasma genitalium affecte 1 à 2 % des adultes. Elle est retrouvée chez jusqu'à 40% des personnes consultant pour des IST à répétition. Cette bactérie affecte les cellules épithéliales du tractus génital chez la femme ou chez l'homme. On peut la retrouver également dans les cellules épithéliales du rectum et des poumons.

 

Mode de transmission

Le Mycoplasma genitalium est une bactérie responsable d'infection sexuellement transmissible. Elle se transmet lors de rapports sexuels génito-génitaux ou lors de rapports ano-génitaux.

 

Symptômes

Dans la plupart des cas de personnes atteintes cette infection reste asymptomatique et donc ne présente aucun symptôme.

Parfois, elle est responsable d'une infection chronique ou d'une infection aigue. Une infection à Chlamydiae ou à HIV peuvent être associées.

Chez l'homme :

  • urétrite (inflammation de l'urètre) avec écoulements et brûlures au niveau du méat urinaire en urinant ou au repos. Mictions fréquentes.
  • balanite.
  • douleur lors des relations sexuelles ou de l'éjaculation.
  • écoulement du pénis.

Chez la femme :

  • syndrome inflammatoire pelvien douloureux lié à l'infection du tractus génital associé à des écoulements vaginaux (leucorrhées) et parfois à des saignements lors ou après les rapports sexuels ou entre les règles.
  • cervicite.
  • plus rarement brûlures urétrales et dysurie.
  • douleur vaginale.
  • mictions fréquentes ou sensation d'avoir besoin d'uriner fréquemment.
  • douleur lors des relations sexuelles (dyspareunie).

 

Complications

Chez l'homme :

Non traitée, cette infection peut se compliquer :

  • épididymite avec douleurs et d'œdème au niveau des testicules ;
  • arthrite réactionnelle ;
  • prostatite subaiguë.

Chez la femme :

En l'absence de traitement, cette infection peut se complique :

 

Diagnostic

Il est recommandé de rechercher systématique le Mycoplasma genitalium et de pratiquer un antibiogramme chez les hommes présentant une urétrite non gonococcique, ainsi que chez les femmes présentant un syndrome inflammatoire pelvien sans cause identifiée.

Le diagnostic biologique d'une infection à Mycoplasma genitalium est difficile car sa croissance est très lente.

La technique biologique de référence est l'amplification génique par PCR (polymerase chain reaction).

Le prélèvement se fait lors d'un prélèvement vaginal chez la femme avec un écouvillonnage de la vulve, du vagin et du col utérin. Chez l'homme la recherche se fait sur les urines du matin.

Mycoplasma genitalium biologie

Résultat d'ECBU positif à Mycoplasma genitalium

 

Il est important de savoir qu le test par PCR n’est malheureusement pas disponible dans tous les laboratoires et demeure hors nomenclature et donc non remboursé. Il n’y a aucun test sérologique disponible actuellement. En cas d’impossibilité de faire pratiquer un test diagnostique, on peut recourir à un traitement antibiotique dit "probabiliste".

Un bilan sérologique complet doit être proposé (VIH, syphilis, hépatites) car l'association avec d'autres IST est fréquente.

 

Traitement

Recommandations thérapeutiques

Les recommandations actuelles sont de ne traiter uniquement les patients symptomatiques afin de réduire le taux d'antibiorésistance. Dans ce cas, un traitement antibiotique doit être instauré chez ces patients et leurs partenaires sexuels (même en l’absence de symptômes chez ces derniers).

L'abstinence est fortement recommandée pendant toute la durée du traitement.

En cas de disparition des symptômes après traitement, il est inutile de contrôler la guérison par un examen biologique. Dans les autres cas, un prélèvement de contrôle doit être réalisé 5 semaines après la fin du traitement afin de vérifier l'efficacité du traitement et l'absence de récidive.

Protocole thérapeutique

En cas d'infection non compliquée :

Azithromycine pendant 5 jours (2 comprimés soit 500 mg le 1er jour suivis de 1 comprimé à 250 mg par jour pendant 4 jours) ;

Doxycycline pendant 7 jours (100 mg deux fois par jour) suivie par 3 jours d'Azithromycine (1 g puis 2 x 500 mg).

Le taux d'antibiorésistance aux traitements habituels par Azithromycine (famille des macrolides) ou par Doxycycline (famille des cyclines) dépasserait aujourd'hui 40%.

Si le mycoplasme est résistant aux macrolides, ou en cas d'échec de l'Azithromycine , le traitement recommandé est la Moxifloxacine pendant 10 jours (400 mg par jour pendant 7 à 10 jours. Prescription hors AMM).

En cas de complications ou d'infection rectale :

Le protocole à base de Moxifloxacine 400 mg par voie orale doit être prolongé pour un total de 14 jours.

En dernier recours, la Pristinamycine, à raison de 8 comprimés de 500 mg par jour pendant 10 jours (prescription hors AMM).

 

Prévention

L'usage systématique du préservatif lors de la pénétration reste le seul moyen pour se protéger contre cette infection comme contre les autres IST.

 

Quand consulter le gynécologue ?

  • pertes vaginales anormales, colorées ;
  • brûlures mictionnelles ou vaginales ;
  • douleur pelvienne +/- associée à de la fièvre ;
  • infertilité durant plus de 12 mois en l'absence d'autre point d'appel ;
  • saignement en dehors des règles ou provoqués par les rapports sexuels ;
  • partenaire atteint d'une infection sexuellement transmissible.

 

A lire aussi

 

Source

Soni S, Horner P et al. BASHH « UK national guideline for the management of infection with Mycoplasma genitalium. » British Association of Sexual Health and HIV, 2018

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