Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Généralités

Chaque femme enceinte, se pose forcément la question : comment choisir une maternité pour l'accouchement ?

La démarche peut être alors soit spontanée, avec la recherche d’informations concernant plusieurs maternités (forum internet ; classements ou « palmarès des maternités ») ou concernant les différentes pratiques de l’accouchement. Elle peut être aussi orientée par son propre gynécologue.

Cette question se compose en réalité de deux parties :

  • comment comparer ou comment évaluer les maternités ?
  • comment choisir à proprement parler sa maternité ?

La comparaison ou l’évaluation des maternités doit se baser sur des critères objectifs, comparables, officiels. Chaque critère doit être commenté et accompagné des outils nécessaires à son interprétation.

Le choix à proprement parler de la maternité tient compte de la première question et de nombreux autres critères, d’ordre personnel, affectif, géographique ou pragmatique.

 

Pourquoi choisir une maternité ?

L’accouchement est un évènement important pour la femme, pour le couple, pour l’enfant à naître. La période qui entoure la naissance d’un être humain (le désir, la conception, la grossesse, l’accouchement proprement dit, le post-partum et parfois les difficultés tant médicales que psychologiques) est importante. Cette période a probablement des répercussions sur l’avenir de la famille, sur le développement, l’éducation, la santé, le bien être. Le choix du lieu de l’accouchement peut donc être déterminant.

 

Comment comparer ou évaluer une maternité ?

La publication annuelle d’une évaluation des maternités, permet sans doute de faciliter le choix de sa maternité à une future maman. Elle permet peut être également la recherche permanente d’une amélioration des maternités, afin de mieux répondre à la demande des femmes enceintes et de leur entourage.

Les critères qui permettent d’évaluer et de comparer les maternités entre elles, doivent être objectifs :

  • Nombre d’accouchements ;
  • Taux de césariennes ;
  • Taux de péridurales ;
  • Taux d'épisiotomies ;
  • Niveau de la maternité : I, II ou III ;
  • Nombre de lits, taux de chambres individuelles ;
  • Présence d’autres spécialités au sein du même établissement ;
  • Taux de transfert maternel ou néonatal ;
  • Taux de morbidité ou de mortalité maternelle ou néonatale ;
  • Statut public ou privé.

Ces critères doivent être comparables : exprimés selon les mêmes bases, selon les mêmes définitions, avec les mêmes unités. Ils doivent être utilisés avec beaucoup de prudence à cause de la complexité de leur interprétation.

Ils doivent être officiels : émanant du ministère de la santé, de l’assurance maladie ou d’autres organismes officiels.

Si l’avis des mamans est publié, il doit répondre aux mêmes critères. Un questionnaire de satisfaction doit alors être homogène, basé sur un échantillon représentatif avec un tirage au sort, comporter des critères de jugement valables et être établi de façon anonyme. Il doit être délivré et interprété par un organisme officiel et neutre, avec une étude statistique valable.

Taux de césariennes

Le taux de césariennes optimal recommandé par l’OMS pour l’ensemble d’un pays est de 10 à 15 %. Ce taux peut être très variable entre les différents établissements (variation inter maternité) et au sein même d'une maternité, pour diverses raisons (revue médicale de l’assurance maladie, N°4, nov-déc 2001) :

  • Caractéristiques de la maternité (niveau de soins I, II ou III), avec une augmentation du taux de césariennes en fonction de l’augmentation du risque et de la difficulté de l’accouchement ;
  • Caractéristiques du recrutement de la maternité : patientes à risque médical élevé, grossesses non suivies etc ;
  • Statut juridique de la maternité ou du praticien, avec une augmentation du taux de césariennes en fonction de l’augmentation du risque médico-légal potentiel. Ce facteur a une influence sur la prise de décision d’une césarienne ;
  • Effet « propre maternité » ou « effet médecin » avec des pratiques tout simplement différentes, plus « physiologiques » ou plus « médicalisées » de l’accouchement ;
  • Effet du nombre d’accouchements dans la maternité, pouvant également influencé le taux de césariennes.

Ainsi, plutôt que d’afficher un taux « brut » de césariennes soumis à différentes interprétations possibles, il serait préférable d’afficher un taux « attendu » et un taux « observé » de césariennes. Le taux « attendu » est une estimation établie par rapport à tous les critères cités précédemment.

Taux de péridurales

Le taux « brut » peut également être soumis à différentes interprétations possibles. Il peut être influencé par :

  • Le choix fait par la parturiente, en fonction de ses convictions personnelles, sa propre expérience, ses convictions religieuses ;
  • La présence ou l’absence d’un anesthésiste de garde ;
  • La disponibilité de l’anesthésiste en fonction de sa présence exclusive en maternité ; du nombre des médecins anesthésistes au sein de l’établissement ;
  • Effet « propre maternité » ou « effet médecin » avec des pratiques différentes, plus « physiologiques » ou plus « médicalisées » avec un « accouchement sans douleur » ;
  • Accompagnement et préparation précoces lors de la grossesse à un accouchement « naturel », sans péridurale ;
  • Le degré dl'information du patient, avec l’explication des risques, des conséquences, ou des autres alternatives possibles de la péridurale au sein de l’établissement ;
  • L’indication médicale d’une péridurale, le taux de césariennes au sein de l’établissement, les caractéristiques de la maternité (niveau de soins I, II ou III) avec une augmentation du taux de péridurales en fonction de l’augmentation du risque et de la difficulté de l’accouchement.

Taux d’épisiotomies

Plus rarement répertorié, le taux optimal recommandé par l’OMS ne doit pas dépasser 10 à 20 %.

Les caractéristiques de la maternité (niveau de soins I, II ou III)

Ce classement correspond au niveau d’équipement pour la prise en charge des nouveaux-nés. Les maternités de niveau III comportent plus de technicité, permettant une réanimation néonatale en cas de nécessité. Elles permettent donc d’assurer une meilleure sécurité en cas de grossesse à risque.

Les maternités de niveau I permettent la prise en charges des grossesses à bas risque. Chaque maternité de niveau I fait partie d’un réseau permettant un transfert rapide du nouveau-né ou de la femme enceinte vers une maternité adaptée, de niveau II ou III en cas de complication.

 

Comment choisir à proprement parler sa maternité ?

Le choix d’une maternité se base sur l’évaluation des différentes maternités en fonction des critères évoqués précédemment. De nombreux autres critères, d’ordre personnel, affectif, géographique ou pragmatique entrent également en considération. Ils sont plus difficilement comparables, car plus adaptés à des demandes particulières ou à des situations spécifiques.

La proximité géographique

Il est bien évident que les nombreux déplacements occasionnés par les consultations, les échographies, les différents examens et par le « jour J », sont plus faciles à gérer lorsque la maternité se trouve à proximité.

Le confort

Le confort peut être apprécié par :

  • La qualité de l’accueil téléphonique ;
  • La qualité de l’accueil au sein de l’établissement, les délais d'attente ;
  • La disponibilité de l’équipe soignante en cas d’urgence ;
  • La propreté des locaux, leur modernité, leur salubrité.

Certains établissements proposent, afin d’améliorer le confort :

  • La possibilité que le futur papa soit présent lors de l’accouchement ou lors d’une césarienne ;
  • Une chambre individuelle, équipée d’une télévision, téléphone, Internet, salle de bain, un lit accompagnant pour le papa ;
  • La possibilité de garder le bébé la nuit.

La qualité des soins

Elle dépend de plusieurs critères :

  • Le personnel médical et paramédical, est-il disponible ou surchargé de travail ?
  • Existe-il un véritable accompagnement et une aide à l’allaitement ?
  • Les traitements, sont-ils conformes aux protocoles et aux recommandations ?
  • Quelle est la durée moyenne de séjour ?

Les tarifs

Un établissement peut être conventionné ou non conventionné. Les praticiens peuvent exercer avec des honoraires libres. Les différents services proposés comportent des tarifs variables en fonction des maternités.

Se renseigner par rapport à une prise en charge possible par une mutuelle complémentaire.

Hôpital public ou clinique privée ?

L’accouchement au sein d’un hôpital est pratiqué le plus souvent par la sage-femme de garde. Elle fait appel au médecin de garde en cas de complication (forceps, césarienne etc.).

Dans une maternité privée, l’accouchement est le plus souvent effectué par l’obstétricien ou la sage-femme ayant suivie la parturiente tout au long de la grossesse. L’accompagnement est généralement plus « personnalisé ».

A l’hôpital public, il n’est pas nécessaire de faire l’avance des frais. Les différents actes médicaux et l’hospitalisation sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale.

La réputation

Se renseigner par rapport à la réputation d’un établissement auprès d’amis, de médecin traitant, de son gynécologue ou dans différents forums sur Internet. Vous pouvez enfin visiter différents établissements avant d’effectuer votre choix.

 

A lire aussi

  • Aucun commentaire sur cet article.
Ajouter un commentaire
0
Pages
0
Gynécologie
0
Obstétrique
0
Fertilité
0
Images

Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales.