Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

menopauseDéfinitions

La ménopause correspond à l’arrêt des règles pendant une période d’un an, lié à l’arrêt de production par les ovaires des hormones de la reproduction : oestrogène et progestérone. Il s’agit d’un phénomène naturel et pas d’une maladie.

La ménopause survient habituellement aux alentours de l’âge de 51 ans. La carence hormonale qui s’en suit est responsable de plusieurs manifestations appelées « syndrome climatérique ».

La ménopause ne survient pas brutalement. Elle est précédée d’une période plus ou moins longue, appelée « péri ménopause » ou « pré ménopause ». La post ménopause correspond à la période qui suit la ménopause.

L’âge de survenue, l’intensité des symptômes, le vécu physique et émotionnel sont variables. Compte tenu de l’espérance de vie, la ménopause représente une trentaine d’années ou plus d’un tiers de la vie d’une femme.

La ménopause peut être parfois « induite » :

  • Post opératoire : après l’ablation chirurgicale des deux ovaires ;
  • Post radique : après radiothérapie de la région pelvienne.

On parle de ménopause précoce lorsqu’elle survient spontanément, avant l’âge de quarante ans.

 

La pré ménopause

Chez la femme en âge de procréer, les ovaires ont une double fonction :

  • Libération tous les mois d’un ovule (ou ovocyte, cellule sexuelle féminine) susceptible d’être fécondé et d’aboutir à une grossesse ;
  • Sécrétion des hormones sexuelles, l’oestrogène et la progestérone, responsables des caractères sexuels de la femme, de la préparation de l’endomètre à l’implantation d’une éventuelle grossesse et le cas échéant à la survenue des règles.

Aux alentours de la quarantaine, les réserves d’ovules commencent à s’effondrer. Leur libération devient irrégulière et de mauvaise qualité. Parallèlement, la production d’oestrogènes par les ovaires diminue également. Cette période de transition, appelée pré ménopause, peut s’étaler de plusieurs mois à plusieurs années.

Les modifications hormonales de la pré ménopause sont responsables de l’irrégularité des intervalles entre les cycles menstruels, les cycles devenant plus courts ou plus longs. Elles peuvent aussi être responsables d’un épaississement de l’endomètre (muqueuse de l’utérus), responsable de règles abondantes ou hémorragiques. Parfois, la pré ménopause s’accompagne de quelques bouffées de chaleur, de mastodynies (douleur des seins), de tension mammaire, de ballonement abdominaux, de sueurs nocturnes ou d’instabilité de l’humeur.

 

La ménopause

Au terme d’une période plus ou moins longue, les ovaires ne libèrent plus d’ovules et la sécrétion d’oestrogènes devient résiduelle. Les symptômes de la ménopause peuvent alors s’accentuer. La ménopause proprement dite est installée lorsque les règles ne surviennent plus pendant un an.

 

Symptômes de la ménopause

Le « syndrome climatérique » correspond à l’ensemble des changements physiques et psychologiques survenant pendant la ménopause. Ces changements peuvent être difficiles à vivre, mais ne présentent aucun danger. Leur intensité est variable et leur durée varie de quelques mois à quelques années.

Les bouffées de chaleur

C’est le symptôme le plus fréquent de la ménopause. Les bouffées de chaleur surviennent chez les trois quarts des femme ménopausées. Elles persistent souvent pendant plus d’un an, et chez la moitié des femmes pendant cinq à dix ans. Une sensation de chaleur débute au niveau de la tête pour s’étendre au cou, aux épaules puis à l’ensemble du corps. Cette sensation s’accompagne souvent de sueurs, essentiellement la nuit, ou de rougeur de la peau (« sueurs nocturnes »). Chaque épisode dure deux à cinq minutes et peut se terminer par des frissons ou par des tremblements.

Troubles urinaires

La survenue d’une incontinence urinaire à l’effort (à la toux, la marche, les efforts d’éternuement) est plus fréquente, de même que la survenue d’infections urinaires.

Troubles vaginaux

La carence en oestrogènes peut être responsable d’une sécheresse vaginale, d’une atrophie de la paroi vaginale (paroi vaginale devenant plus fine) et d’une atrophie de la vulve. L’atrophie vulvo-vaginale peut expliquer l’apparition de brûlures ou de douleurs spontanées ou accentuées par les rapports sexuels (vaginite atrophique).

Troubles cutanés

Sécheresse cutanée, perte de l’élasticité cutanée.

Troubles psycho sexuels

Baisse de la libido, douleurs pendant les rapports sexuels, insomnie, fatigue, irritabilité, dépression, anxiété.

Risques à long terme

A long terme, les risques de prise de poids, d’ostéoporose (perte osseuse) et de maladies cardiovasculaires sont augmentés. Ces risques sont majorés en cas de facteurs de risques familiaux ou personnels.

 

A lire aussi

0
Pages
0
Gynécologie
0
Obstétrique
0
Fertilité
0
Images

Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales.